COUV_ReseauxRésumé: 

Un roman singulier au cœur des réseaux sociaux.

Sur les réseaux tout le monde pense connaître tout le monde. Tout le monde aime, surveille, espionne tout le monde. Mais désormais, une guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie, 15 ans, est l’enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants …

 

Mon avis:

Tout d’abord je voulais remercier Lire en Live de Nathan de m’avoir envoyé ce livre pour la finale des chroniqueurs.

 L’histoire se situe en 200., le DKB a détrôné Facebook. Le DKB est combiné au MDP (mydarkplaces). Le DKB correspond à la partie diurne de la vie de chaque abonné et le MDP correspond à la partie nuit, où les cauchemars de chaque personne sont publiés. Chaque page nocturne comporte des nightfellows (des visiteurs de la page). Sur ces deux réseaux sociaux, se mêle amitié et jeux, espionnage et enquête.

 On suit principalement Sixie, 15 ans, qui poste régulièrement ces rêves sur ce réseau. Elle est le personnage central de l’histoire, sans elle rien ne peut arriver. Elle a la particularité d’avoir des cauchemars prémonitoires, publiés par la suite en snuffmovies.

 Autour de Sixie, différents personnages se greffent aussi bien du monde virtuel (les clowns noirs, Nada#1, etc.) que du monde réel (Theo, Alice, Maud, Fanelli, etc.).

 Si je m’arrête sur les personnages sans entrer dans les détails pour ne pas gâcher leur rôle et la surprise lors de la lecture, on ne peut pas dire que je me suis réellement attachée à Sixie. J’ai été entraîné dans l’histoire pour savoir ce qui allait lui arriver mais le personnage qui m’a le plus intrigué, a été César Diaz, Nada#1. Un personnage très ambiguë et intelligent, un maître dans l’art du jeu vidéo et de la mise en scène.

 J’ai trouvé Sixie plus comme une suiveuse et non maître de son destin. A tout moment de l’histoire, elle n’a fait que subir son sort sans vouloir le changer. On se rend bien compte que César Diaz est le Maître du Jeu et qu’il dirige tous les gamers internationaux.

 Par contre, chaque personnage est très bien travaillé que ce soit au niveau de leur univers où l’on arrive à facilement rattacher les personnages entre eux qu’au niveau de leurs sentiments.

 Le contexte de l’histoire est très particulier. Je trouve qu’il peut que nous toucher, que correspondre à notre monde actuel avec la folie des réseaux sociaux. Qui ne connaît pas une personne qui publie toutes les minutes ses préoccupations de tous les jours ?

 A la fin de la lecture de ce livre, on se rend compte que la manipulation par ces réseaux sociaux est très simple car notre vie entière est publiée sur le net. Une photo ou une vidéo tombant entre des mains mal attentionnées peut faire virer notre vie au cauchemar comme pour cette pauvre Sixie.

 J’ai beaucoup aimé le contexte dans lequel Vincent Villeminot nous plonge, un monde entre virtuel et réalité, très proche de notre société actuelle.

 La trame de l’histoire est découpée en jour, en nuit et également en heure. J’ai trouvé cette découpe pour ce thriller très bien car cela permet de maintenir en haleine, de faire un parallèle en fonction des différents endroits (l’auteur nous transporte à travers toute l’Europe) et des différents personnages.

 J’ai trouvé le début plutôt long à se mettre en place, j’ai eu du mal à comprendre où voulait en venir Vincent Villeminot mais passé les 150 pages l’histoire commence à être un peu plus nette, on comprend qu’il y a quelque chose d’énorme qui se trame et au final une vengeance crée de terribles drames en quelques jours.

 Je ne me serais pas attendu à cette fin. C’est la question que je me suis posée le plus, à savoir mais comment cette histoire va finir et pourquoi une suite. Au final, les cinquantes dernières pages sont juste explicites et récompense la terrible attente de ces 448 pages.

 Je ne peux vous le cacher, quand Lire en live m’a proposé de lire ce livre pour la final des chroniqueurs, je me suis vraiment posé la question de savoir si l’univers allait me plaire. Un univers autour des réseaux sociaux et des jeux vidéos, ce n’est pas l’univers qui me plait le plus, et au final Vincent Villeminot nous emmène dans son univers de réseaux.

 Une précision à faire sur ce livre, il est classé en Jeunesse mais à mon avis il n’est pas abordable par tous les lecteurs jeunesse, on serait plus sur une limite du Young Adult au vu de la trame de l’histoire.

 Maintenant, je n’ai qu’une hâte, découvrir la saga Instinct de Vincent Villeminot et j’ai hâte de lire le tome 2 de Réseau(x) pour savoir où va nous emmener cet auteur plein de talent.